Prolapsus : quand les organes descendent

18 Mars 2014 | par PérinéeShop | Prolapsus, descente d'organes

Prolapsus, descentes d'organes… deux termes pour un même trouble qui n'a pas fini d'angoisser des générations de femmes, mais également d'hommes de tous âges car, contrairement aux croyances, il ne se limite pas aux sujets âgés et touche les deux sexes, même si les femmes sont sensiblement plus concernées.

Si ce dysfonctionnement est particulièrement redouté, c'est en raison notamment des symptômes déplaisants qui l'accompagnent, comme les fuites urinaires, mais aussi et surtout, pour le profond sentiment de honte qu'il suscite. D'où certaines réticences à admettre la situation, et plus encore à en parler à un professionnel de santé.

C'est dommage, car le problème n'a rien d'exceptionnel et des solutions existent pour l'enrayer. Encore faut-il être capable d'identifier les contextes à risque et relever les signes avant-coureurs.

Tout se passe au niveau du petit bassin, siège des organes génitaux, de la vessie et du rectum. Subissant sans cesse des pressions, que nous leur imposons quotidiennement en bougeant et en étant debout, ces organes, qui pèsent un certain poids, ont besoin d'être maintenus pour rester en place et ne pas glisser vers le bas. Ce rôle est dévolu au plancher pelvien ou périnée. Cependant, si celui-ci remplit généralement très correctement sa fonction, il faut aussi lui reconnaître quelques limites.

Constitué principalement de muscles et de ligaments, le périnée est censé se comporter comme un élastique, et donc se détendre et se retendre quasi immédiatement. Parfois, il est confronté à plus fort que lui, notamment lors d'une grossesse et d'un accouchement par voie basse. Les sollicitations sont telles qu'il ne parvient plus à retenir les organes. Ces derniers s'affaissent.

On distingue plusieurs types de prolapsus, selon les organes concernés. On parle ainsi de cystocèle lors d'une descente de la vessie (le plus fréquent chez les deux sexes), d'hystérocèle pour l'utérus et de rectocèle pour le rectum (encore appelé prolapsus postérieur).

Tous sont assortis de symptômes aussi divers que désagréables : incontinence urinaire d'effort, lourdeur dans le bas-ventre, gêne en marchant, rapports sexuels douloureux, fatigue, etc.

Le phénomène n'est pas forcément immédiat et peut survenir plusieurs mois, voire plusieurs années après la première atteinte. Ainsi, le processus de fragilisation peut être long, alimenté par une succession de situations à risque (efforts soutenus, sport intensif, constipation chronique, tabagisme, opération chirurgicale, ménopause, etc.).

Il convient donc d'être vigilant et de ne pas laisser le relâchement s'accentuer jusqu'au point de non retour, le but étant d'éviter l'intervention chirurgicale. Ainsi, dans les cas les moins graves, la rééducation périnéale permet d'obtenir de bons résultats. Lorsqu'une faiblesse persiste chez une femme, on peut aussi avoir recours, en complément, à un pessaire. Sinon, pour qu'il n'y ait aucun doute concernant le meilleur traitement possible, il est impératif de consulter un médecin.

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