Mois de l’endométriose : un Mars jaune pour comprendre la douleur et les traitements
05 Mars 2026 | par Périnée Shop | Vaginisme - Douleurs intimes
Sensibiliser et informer sur l'endométriose
Si le mois de l’endométriose gagne en visibilité en France et à l’international, c’est parce que derrière les chiffres se cachent des parcours de vie marqués par l’errance médicale, la fatigue, l’incompréhension et un impact profond sur la qualité de vie. En effet, de nombreuses femmes vivent avec des douleurs pelviennes intenses, parfois très invalidantes qui empêchent toute activité, que l’on a trop souvent réduites à de simples « règles douloureuses ». Pourtant l’endométriose est une pathologie inflammatoire complexe qui mérite une prise en charge médicale adaptée.
Ce mois de l’endométriose n’est pas seulement un mois de sensibilisation, c’est aussi un moment pour informer, aider à comprendre, écouter et surtout rappeler que des solutions anti-douleurs existent.
Mars Jaune : une temps fort pour la sensibilisation à l’endométriose
En France, des associations comme EndoFrance et EndoMind se mobilisent fortement pour faire de ce mois de mars un temps fort : campagnes d’information, conférences, témoignages, actions en entreprise et dans les établissements de santé. Car, pendant longtemps, l’endométriose a bel et bien été une maladie silencieuse, la douleur des femmes étant bien peu prise en charge par la recherche médicale. Non pas parce qu’elles ne faisaient pas de bruit, mais parce que la souffrance des femmes était banalisée.
Les campagnes d’information durant Mars Jaune permettent alors de rappeler, chaque année, que la douleur subie par les femmes lors de la période des règles ne doit jamais être considérée comme anodine, ni normale.
Endométriose : quand la douleur s’installe dans le quotidien
L’endométriose se caractérise par la présence, en dehors de l’utérus, de tissus semblables à la muqueuse utérine (endomètre). Sous l’effet des hormones, au moment des cycles menstruels, ces lésions peuvent entraîner des saignements locaux, sans possibilité d’évacuation naturelle, et ainsi provoquer une réaction inflammatoire et des douleurs. D’autre part, soulignons qu’il n’existe pas qu’une seule forme d’endométriose.
Selon les femmes, les symptômes peuvent être variés. Pour certaines, le moment des règles devient insupportable (flux abondant et douloureux). Pour d’autres, les douleurs pelviennes sont permanentes. Douleurs lombaires, troubles urinaires ou digestifs peuvent également apparaître. D’autres encore subissent une fatigue profonde et persistante. Certaines femmes peuvent parfois même rencontrer des difficultés à tomber enceinte.
Sans compter que le délai de diagnostic peut encore atteindre plusieurs années. La douleur devient alors chronique et s’installe durablement dans la vie intime, sociale et professionnelle. C’est une des raisons pour lesquelles Mars Jaune est devenu essentiel : il rappelle qu’aucune douleur invalidante, quelle qu’elle soit, ne doit être considérée comme normale.
Soulager les douleurs de l’endométriose : des solutions concrètes
Si l’endométriose est une maladie chronique, la douleur ne doit pas devenir une fatalité. La prise en charge médicale repose donc sur une approche globale, adaptée à chaque femme, car rappelons ici qu’il existe de nombreuses formes d’endométriose.
Stabiliser l’inflammation grâce aux traitements médicaux
La première intention consiste à atténuer l’inflammation et la douleur. Les anti-inflammatoires peuvent aider lors des crises aiguës, particulièrement lors des menstruations. Lorsque la douleur devient persistante, des traitements hormonaux sont souvent proposés afin de bloquer les cycles et limiter la stimulation des lésions d’endométriose. Dans certaines formes complexes et sévères, une chirurgie spécialisée peut être envisagée pour retirer les foyers inflammatoires.
Les solutions naturelles pour apaiser les douleurs pelviennesChaleur, mouvement et alimentation
Au-delà des traitements médicaux, des gestes simples peuvent apporter un réel soulagement. La chaleur, par exemple, détend les muscles du bas-ventre et réduit les spasmes. Beaucoup de femmes décrivent la bouillotte comme un réflexe indispensable lors des crises.

L’activité physique douce (comme le yoga, le Pilates ou encore la marche) aide à diminuer l’inflammation en favorisant la mobilité et la souplesse du bassin. Bouger aide le corps à mieux gérer la douleur chronique.
Certaines femmes constatent des améliorations en adaptant leur alimentation afin de limiter le terrain inflammatoire et améliorer le confort digestif et pelvien : augmentation des aliments riches en oméga-3, réduction des produits ultra-transformés, limitation des sucres...
Bien évidemment, ces ajustements ne remplacent en aucun cas une prise en charge médicale sérieuse.
L’électrostimulation TENS : une alternative anti-douleur non médicamenteuse
La neurostimulation électrique transcutanée (TENS) est de plus en plus utilisée dans la gestion des douleurs chroniques. Cette technique consiste à envoyer de légères (et non douloureuses) impulsions électriques grâce à des électrodes placées sur la peau. L’objectif est de moduler la transmission du signal douloureux vers le cerveau.
Non invasive, sans effet secondaire et utilisable à domicile, l’électrostimulation TENS représente une option intéressante pour les femmes qui souhaitent réduire la prise d’antalgiques et l’intégrer dans un accompagnement global associant suivi médical et kinésithérapie spécialisée.
Mars Jaune : améliorer le diagnostic et la qualité de vie
Ce mois de Mars Jaune ne se limite pas à une campagne de communication. Parler de l’endométriose, c’est reconnaître l’impact réel de la maladie pour les femmes qui en souffrent. C’est aussi encourager un diagnostic plus précoce afin de pouvoir trouver rapidement les solutions anti-douleurs et d’améliorer la qualité de vie.
Derrière cette action internationale, il y a surtout une volonté forte : celle de transformer la prise en charge de l’endométriose et d’offrir aux femmes concernées une réponse à la hauteur de leur souffrance.
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