Accouchement par césarienne et rééducation pelvienne

02 Décembre 2013 | par Périnée Shop | Grossesse, Accouchement et Périnée

Il est assez courant d'entendre dire que le fait d'accoucher par césarienne prémunit contre les risques d'incontinence urinaire, si fréquents après un accouchement par voie basse, notamment lorsqu'il y a des complications (gros bébé, fortes poussées, forceps, épisiotomie, etc.). Il s'agit malheureusement d'une idée reçue.
En effet, s'il est vrai que mettre au monde son enfant par voie haute est a priori moins traumatisant pour le périnée que de le faire de manière naturelle, puisque le plancher pelvien n'a pas à subir de poussées répétées, il convient néanmoins de nuancer le propos, car une grossesse ne se résume pas à un accouchement.
 

Pendant 9 mois, le périnée est malmené

Durant 9 mois, le périnée a bien des occasions d'être malmené. On pense tout d'abord à la pression qu'exerce en permanence l'utérus, devenu extrêmement volumineux, sur le plancher pelvien, lequel doit aussi supporter le poids croissant du fœtus.

Gare aux effets de la constipation

Par ailleurs, une femme enceinte n'est pas à l'abri d'une très forte prise de poids ni d'épisodes de constipation. Autant de situations qui peuvent aussi avoir un impact particulièrement délétère sur le périnée, au même titre que certaines attitudes quotidiennes, comme le fait de rester debout trop longtemps, de porter des charges lourdes, de boire au-delà des 2 litres d'eau recommandés par jour et de se retenir d'aller aux toilettes.

Préparez vos muscles pelviens avant la grossesse

Enfin, il n'est pas non plus exclu que certaines femmes entament d'emblée une grossesse avec un périnée déjà peu tonique. De fait, si elles ne font rien pour remédier au problème et choisissent de passer outre une quelconque forme de rééducation périnéale, il est évident qu'elles ne sortiront pas indemnes d'une grossesse et connaîtront fatalement des désagréments du type fuites urinaires, baisse de la qualité des rapports sexuels, voire descente d'organes (prolapsus).

Au final, quel que soit le type d'accouchement, tout dépend de l'état du périnée au moment crucial. Ainsi, il est parfaitement illusoire de croire qu'une césarienne élimine d'office le besoin de recourir à des séances de rééducation périnéale. Le mieux, pour être parfaitement sûre, est de se rendre à la visite post-natale programmée avec son gynécologue, 6 semaines après l'accouchement. A cette occasion, la résistance périnéale est systématiquement testée, et certaines femmes sont souvent étonnées du mauvais résultat qu'elles obtiennent, car, ayant subi une césarienne, elles pensaient sincèrement ne pas être impactées.

1 Commentaires

par Komlan, Le 27/07/2020 à 00h39

Merci


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