La rééducation périnéale après une césarienne

03 Septembre 2013 | par PérinéeShop | Grossesse, Accouchement et Périnée

Rééduquer le périnée après une césarienne Désormais, après un accouchement par voie basse, on admet facilement qu’une rééducation périnéale s'avère nécessaire pour renforcer le plancher pelvien et notamment éviter les fuites urinaires. Par contre, dans le cas d’une césarienne, beaucoup de femmes ont encore tendance à croire qu’une telle rééducation n’est pas justifiée.


Certes, le bébé, aussi gros soit-il, n’a pas pu provoquer un relâchement des tissus du périnée lors de son passage, toutefois ce n’est pas le seul moment de la grossesse où cet ensemble de muscles, très sensible, est susceptible d’être malmené. En effet, l’accouchement par voie basse n’est qu’une sollicitation supplémentaire venant aggraver une situation déjà bien précaire, car au cours des 9 derniers mois, le corps de la future maman n’a pas été épargné.

Ainsi, son utérus a grossi, faisant pression sur la vessie, tandis que le fœtus a lui aussi pris du poids, de jour en jour, appuyant inexorablement sur le bas-ventre, et donc sur le plancher pelvien qui, à force, n’a pas manqué de se distendre. De fait, avant même l’arrivée de bébé, le périnée est déjà largement affaibli. Enfin, il ne faut pas oublier qu’il existe deux types de césariennes : celles programmées et celles de dernière minute, pratiquées en urgence. Dans le cas de ces dernières, l’intervention se produit généralement tandis que le "travail" a déjà commencé, avec son lot de contractions, particulièrement stressantes pour la zone pelvienne.

Une césarienne n’est donc pas forcément sans conséquence sur le périnée. Et si rien n'est fait, la situation peut empirer et occasionner des troubles plus gênants, comme un prolapsus, à l'occasion notamment d'autres grossesses, ou tout simplement après une rééducation abdominale, qui n'est justement conseillée qu'une fois le périnée tonifié.

Dès lors, on ne peut qu'encourager les femmes ayant subi une césarienne à rester très attentives aux signaux donnés par leur corps, comme les premiers symptômes d’incontinence, mais également les éventuelles pertes de sensations lors des rapports sexuels. Aussi, elles ne doivent surtout pas négliger la visite post-natale prévue 6 semaines après l’accouchement, au cours de laquelle la tonicité du périnée est systématiquement vérifiée.

Enfin, au moindre doute, il leur est vivement recommandé de se tourner vers un médecin, une sage-femme ou un kinésithérapeute qui saura leur conseiller une rééducation périnéale adaptée, qu'elles ne pourront toutefois entamer qu'une fois leur cicatrisation parfaitement terminée.

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