Prolapsus : comment et pourquoi utiliser un pessaire ?

28 Juillet 2020 | par Périnée Shop | Prolapsus, descente d'organes

Prolapsus : comment et pourquoi utiliser un pessaire ?

Selon une étude, près de 50% des femmes âgées de plus de 45 ans seraient atteintes d’un prolapsus avec des stades différents. Ce n’est donc pas un phénomène rare !  Aujourd’hui, cela reste une pathologie taboue : les personnes en souffrant éprouvent souvent un sentiment de honte et n’osent en parler que lorsque cela s’aggrave. Or, plus tôt on s’intéressera au problème, mieux on pourra y remédier (avec un pessaire par exemple).

Mais alors qu’est qu’un prolapsus au juste ? Et un pessaire, à quoi ça sert ? Comment bien le choisir ? On répond à toutes vos questions.

Qu’est-ce qu’un prolapsus ?

Le prolapsus, plus communément appelé descente d’organes, correspond à l’affaissement d’un ou plusieurs organes du petit bassin (la vessie, l’utérus ou le rectum) dans le vagin.

Si les femmes âgées sont souvent les plus concernées, le prolapsus peut survenir à tout âge. D’ailleurs, même si c’est plus rare, il peut aussi toucher les hommes. Dans ce cas, c’est le rectum qui s’affaisse dans l’anus.

Un prolapsus peut apparaitre à cause d'un périnée trop rélâché ne jouant plus ainsi son rôle de soutien. Ce relâchement est souvent lié au vieillissement des tissus dû à la ménopause mais pas toujours. Des sollicitations trop fortes et régulières (grossesse par voie basse, accouchement difficile, pratique de certains sports intensives, obésité, port de charges lourdes, constipation chronique, toux chronique,...) peuvent aussi affaiblir considérablement le plancher pelvien. Parfois aussi, le prolapsus s'est installé doucement alors qu'une rééducation périnéale bien faite aurait pû être efficace lorsque les premiers troubles se sont installés.

Les différents stades du prolapsus

Il existe 3 stades d’évolution du prolapsus.
  • Le stade 1 correspond à un léger affaissement des organes
  • Le stade 2 à une descente plus prononcée
  • Le stade 3 à une extériorisation des organes.

Si le prolapsus n’est souvent pas important au début, il peut donc le devenir : laisser faire le temps serait ici une grave erreur !

Il existe plusieurs types de prolapsus. En effet, cela dépend de l’organe touché :

  • Lors d’une descente de la vessie, on parlera de Cystocèle. C’est le prolapsus le plus fréquent.
  • Lors d’une descente de l’utérus, on parlera d’Hystérocèle ou de prolapsus utérin.
  • Lors d’une descente du rectum, on parlera de Rectocèle ou de prolapsus postérieur.

Dans de plus rares cas,

  • L’intestin grêle peut venir se glisser entre les parois du rectum et celles du vagin. On parle alors d’un Entérocèle.
  • Le vagin peut s’affaisser sur lui-même, il s’agit d’un Colpocèle (ou prolapsus du dôme vaginal).

Les symptômes de la descente d'organes

La sensation de pesanteur pelvienne ou rectal est une des signes les plus fréquents. Associée ou non à une constipation chronique, une incontinence, à des douleurs dans le bas du dos ou pendant les rapports sont aussi des signes qui peuvent alerter.

Dans les cas les plus sévères, il est possible de sentir une sorte de « boule » au niveau du vagin qui tend de plus en plus à s’extérioriser.

Bien sur une consultation médicale est nécessaire pour apporter un réel diagnostic.

Le pessaire : à quoi ça sert ?

Le pessaire est un dispositif médical de plus en plus proposé par les médecins, sages-femmes ou kinésithérapeutes pour soulager les troubles liés à la descente d'organe. Le pessaire est en silicone et existe sous plusieurs formes : cube, anneau, anneau épais, etc. Il se place dans le vagin et est donc réservé aux femmes.

Pessaire cube perforé, le plus prescrit pour la descente d'organe Pessaire anneau Pessaire anneau épais Pessaire tamis à coque perforé
Pesssaire cube perforé Pessaire anneau Pessaire anneau épais Pessaire tamis à coque perforée

Lorsque le prolapsus est à un stade trop avancé, il est souvent nécessaire de recourir à une opération chirurgicale (pose de bandelette de fils chirurgicaux). Toutefois ceci n’exclut pas l’utilisation d’un pessaire, en attendant l'intervention.

Néanmoins, le pessaire reste majoritairement utilisé dans les cas moins sévères de prolapsus ou bien dans le cas ou l'opération chirurgicale n’est pas possible (problème de santé autre, maladie, âge...).

En s’appuyant sur les parois vaginales (pour la forme cube par exemple), le pessaire est une sorte de voute qui soutient les organes. Le pessaire ne guérit pas de la descente d'organe mais soulage nettement de la pesanteur, des douleurs ou des autres troubles comme l'incontinence.  Il attenue la pression abdominale dans le quotidien sur les organes qui sont déjà fragilisés par le prolapsus.

Souvent, le pessaire est proposé en combinaison d'une rééducation périnéale. Pendant cette rééducation, le pessaire sert en quelques sortes d’amortisseur et permet un travail des muscles pelviens sans la pression sur les organes qui sont déjà fragilisés par le prolapsus.

Une fois, l'apprentissage de la mise en place et du retrait du pessaire, beaucoup de femmes disent revivre et retrouver une vie active identique à celle avant le prolapsus.

Il faut préciser que l’utilisation du pessaire reste contre-indiquée pour les personnes souffrant d’endométriose, d’infections pelviennes ou encore de lacérations.

Bien choisir son pessaire

Il existe différents types de pessaires : ils se déclinent en différentes matières, différentes tailles et différentes formes. Alors, comment s’y retrouver ?

Il est important de rappeler qu'il est nécessaire de consulter un professionnel de santé (sage-femme, gynécoloque, kinésithérapeute, urologue,) il va vous accompagner dans la prescription du pessaire.

En effet, c'est le praticien determiner la forme de pessaire la plus adaptée au type de prolapsus. (anneaux, cubes, bol, …).

Pour les descentes d’organes les moins sévères, ce sont les pessaires anneaux, dish ou cubes qui sont les plus utilisés. Dans les cas plus graves ou plus complexes on utilise plutôt les pessaires de Gellhorn, ou de Hodge.

Le pessaire cube est toutefois celui qui est le plus prescrit car il convient à beaucoup de types et de stades de proplapsus et reste bien en place. Les faces concaves du cube en silicone adhèrent aux parois vaginales et peuvent ainsi soutenir davantage l'affaissement des organes.

Aussi, le pessaire cube permet aussi un léger renforcement des muscles pelviens : effectuer des exercices de tonification du périnée pendant que l’on porte le pessaire améliore la capacité de celui-ci à maintenir les organes une fois le pessaire retiré. Une pierre, deux coups !

Vous trouverez deux types de pessaires cubes : perforé ou non. Le pessaire cube perforé permet l’évacuation des sécrétions vaginales par les petites perforations des faces et le rend plus souple et même plus facile à insérer.

Concernant la taille du pessaire à choisir, le praticien le détermine en pratiquant un toucher vaginal en V et cet écartement permet d'évaluer la taille. Le praticien est aussi parfois en possession de pessaires de test. Cette taille est primordiale puisqu’un pessaire trop petit ne tiendra pas dans votre vagin tandis qu’un pessaire trop grand pourra causer une gêne, voire même des douleurs.

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